En matière de cybersécurité, on distingue plusieurs niveaux de risques. Le risque résiduel est le niveau de risque le plus faible, celui qui subsiste après la mise en place de mesures de protection des systèmes informatiques. Découvrez ce qu’est le risque résiduel, comment l’évaluer et comment l’intégrer à sa stratégie de RG
Définition du risque résiduel
Le risque résiduel est le risque qui subsiste après la mise en œuvre de mesures de cybersécurité (comme la souscription à une police d’assurance cyber, l’installation d’un pare-feu, ou l’implémentation d’un SOC).
Il est essentiel de bien le prendre en compte et de l’évaluer pour élaborer un plan de sécurité informatique réellement efficace. La probabilité et la gravité de chaque risque résiduel déterminent la tolérance au risque de votre entreprise.
Pour une compréhension plus approfondie, il est utile de considérer le cycle de vie de la gestion des risques. Le risque résiduel n’est pas statique ; il peut évoluer avec le temps en fonction de l’efficacité continue des mesures de sécurité, de l’émergence de nouvelles menaces, ou même de changements dans l’environnement opérationnel de l’entreprise. Cela souligne l’importance d’une surveillance et d’une réévaluation régulières pour s’assurer que le risque résiduel reste dans des limites acceptables.
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Risque inhérent vs. Risque résiduel
Le risque résiduel est différent du risque inhérent, qui représente tous les risques potentiels bruts auxquels votre organisation est confrontée au quotidien, avant la mise en place de toute politique de cybersécurité. Par exemple, l’exposition des données sensibles de vos clients lors d’un piratage ou le piratage de vos fournisseurs sont des risques inhérents. L’estimation des risques inhérents aide à identifier les actifs les plus critiques à protéger et à déterminer les besoins en protection.
Le risque résiduel est donc toujours plus faible que le risque inhérent, mais il ne doit pas être négligé. Il est également pertinent de mentionner que le passage du risque inhérent au risque résiduel illustre l’efficacité des contrôles de sécurité mis en place.
La différence entre ces deux niveaux de risque quantifie l’impact des mesures de protection. Une réduction significative entre le risque inhérent et le risque résiduel témoigne d’une stratégie de cybersécurité robuste et bien appliquée.
Comment évaluer le risque résiduel ?
Pour évaluer le risque résiduel, une stratégie d’analyse des risques est mise en place, avec l’élaboration de divers scénarios pour déterminer la vraisemblance et la gravité de chaque risque identifié. Cette analyse implique une connaissance approfondie de votre système d’information (risques inhérents, stratégie de protection, efficacité des outils, vétusté des équipements).
Il est recommandé de maintenir une cartographie détaillée et régulièrement mise à jour des systèmes d’informations, accessible à tous les services. L’équipe d’évaluation doit identifier, quantifier (probabilité et conséquences) et prioriser les risques inhérents et résiduels pour prendre des mesures adéquates.
Au-delà de la cartographie, l’intégration de cadres de gestion des risques reconnus (comme ISO 27005 ou NIST Cybersecurity Framework) peut considérablement structurer et professionnaliser l’évaluation du risque résiduel. Ces cadres fournissent des méthodologies éprouvées pour l’identification, l’analyse, l’évaluation et le traitement des risques, assurant une approche cohérente et systématique. L’utilisation d’outils d’évaluation des risques (logiciels GRC – Gouvernance, Risque et Conformité) peut également automatiser et faciliter ce processus, permettant une surveillance continue et une réactivité accrue.
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Intégrer le risque résiduel à sa stratégie de gestion des risques cyber
Le risque zéro n’existe pas en cybersécurité. Il est donc crucial d’intégrer chaque risque (inhérent ou résiduel) dans une stratégie de gestion des risques, en définissant des actions et des lignes directrices en cas d’urgence, en fonction de leur gravité. Des stratégies peuvent varier selon le secteur d’activité, comme la mise en place de mesures pour les risques inhérents et la souscription à une assurance cyber pour les risques résiduels.
La cyber-résilience est une dimension essentielle, visant à relancer rapidement la productivité après une attaque pour limiter l’impact financier. La capacité de l’entreprise à rebondir après une attaque est d’ailleurs une mesure de la réduction du risque résiduel.
Pour renforcer l’intégration du risque résiduel, il est primordial de développer un plan de réponse aux incidents (PRI) détaillé et testé régulièrement. Ce plan doit non seulement adresser les risques résiduels identifiés, mais aussi inclure des procédures de communication, de récupération des données et de continuité des opérations.
De plus, l’établissement d’une culture de la sécurité au sein de l’entreprise, par le biais de formations et de sensibilisations continues, permet à chaque employé de comprendre son rôle dans la réduction du risque résiduel, complétant ainsi les mesures techniques et organisationnelles.
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